Défendre les jeunes contre l’aliénation culturelle

18 mai 2018

Ne plus avoir peur «  de ce que nous sommes et du don que nous avons  », c’est l’encouragement répété du pape François qui a rencontré des représentants du diocèse de Rome en la basilique de Saint-Jean-de-Latran, dans la soirée de ce 14 mai 2018. Il a notamment encouragé à lutter contre «  l’hypertrophie de l’individu  », et à défendre les jeunes contre «  l’aliénation culturelle  ». Le pape était entouré de Mgr Angelo De Donatis, vicaire général, des évêques auxiliaires, des prêtres, des consacrés, et des représentants laïcs des paroisses, des réalités ecclésiales, aumôneries et écoles catholiques de la ville. Cette rencontre concluait une réflexion sur les “maladies spirituelles” entamée par le diocèse durant le carême. Don Paolo Asolan, professeur à l’Université du Latran, a présenté au pape la synthèse des travaux des paroisses. En répondant d’abondance de coeur à quelques questions, l’évêque de Rome a formulé des recommandations pour lutter contre ces «  maladies spirituelles  » : il faut aller «  à leur racine  », a-t-il dit, et ne pas se décourager de son impuissance, ni de confesser toujours les mêmes péchés. A Rome on trouve tout en abondance, a fait observer le pape, qui a mis en garde les chrétiens contre la recherche de «  ce qui me plaît  » ou de «  la nouveauté  » à tout prix. Il a encouragé à aller «  à l’essentiel  ». Le pape a également fustigé des «  techniques psychologiques orientalistes  », des méthodes de «  relaxation  », plaidant pour un «  coup de poing  » de «  réalisme  » face à certaines spiritualités du «  cosmos  ».Quel est le cri des jeunes  ? s’est-il interrogé : c’est «  Sauvez-nous de la drogue  », de tout ce qui «  aliène  », de «  l’aliénation culturelle  ». Les jeunes vivent dans le monde virtuel, a-t-il aussi constaté, faisant état d’une récente rencontre où il a salué des jeunes qui ne lui tendaient pas la main mais le prenaient en photo avec leurs smartphones : «  leur réalité est virtuelle, ce ne sont pas les contacts humains  », il faut «  les faire atterrir  » sinon ils restent «  déracinés  ».