Comment prier ?

8 juillet 2018

Catéchèse du Pape François sur l’Eucharistie

Nous poursuivons les catéchèses sur la Messe. Pour comprendre la beauté de la célébration eucharistique, je désire tout d’abord commencer par un aspect très simple : la Messe est prière, elle est même la prière par excellence, la plus élevée, la plus sublime, et dans le même temps la plus « concrète ». En effet, c’est la rencontre d’amour avec Dieu, à travers sa Parole et le Corps et le Sang de Jésus. C’est une rencontre avec le Seigneur. Mais nous devons tout d’abord répondre à une question. Qu’est vraiment la prière ? Elle est tout d’abord dialogue, relation personnelle avec Dieu. Et l’homme a été créé comme être en relation personnelle avec Dieu qui ne trouve sa pleine réalisation que dans la rencontre avec son Créateur. La route de la vie est dirigée vers la rencontre définitive avec le Seigneur.
(…) Prier, comme tout véritable dialogue, est également savoir demeurer en silence — dans les dialogues il y a des moments de silence —, en silence avec Jésus. Quand nous allons à la Messe, nous arrivons peut-être cinq minutes à l’avance et nous commençons à bavarder avec celui qui est à côté de nous. Mais ce n’est pas le moment de bavarder : c’est le moment du silence pour nous préparer au dialogue. C’est le moment de nous recueillir dans notre coeur pour nous préparer à la rencontre avec Jésus… Demeurer en silence avec Jésus. Et du mystérieux silence de Jésus jaillit sa Parole qui retentit dans notre coeur. Les Evangiles nous montrent Jésus qui se retire dans des lieux apartés pour prier ; les disciples, en voyant sa relation intime avec le Père, sentent le désir d’y participer, et ils lui demandent : « Seigneur apprends-nous
à prier » (Lc 11, 1). Soyons attentifs : si je ne suis pas capable de dire « Père » à Dieu, je ne suis pas capable de prier. Nous devons apprendre à dire « Père », et demander avec simplicité : Seigneur, apprends-moi à prier.
C’est le premier point : être humbles, se reconnaître comme ses fils, reposer dans le Père, avoir confiance en Lui. (…) La deuxième prédisposition, elle aussi propre aux enfants, est de se laisser surprendre. La rencontre avec le Seigneur est toujours une rencontre vivante, ce n’est pas une rencontre de musée. Nous allons à une rencontre vivante avec le Seigneur.