Un signe de la Foi : l’acceptation inconditionnelle de l’autre

15 septembre 2018

« Suis-je le gardien de mon frère ? » (Gn4, 9). Voilà une belle question
qui nous accompagne tous,. En d’autres termes, jusqu’où sommes-nous
engagés les uns avec les autres ?
Le rapport entre les deux frères, Caïn et Abel, les enfants d’Adam et
Ève peut nous aider à redécouvrir la profondeur de notre relation et de
notre communion. Nous nous aimons en général quand tout va bien
entre nous mais lorsque nous ne sommes plus d’accord sur un sujet ou
une question qui engagent notre relation, quelle est notre réaction ? On
dirait que, la plupart du temps, le désaccord assèche l’amour de notre
coeur pour l’autre. Le récit de Caïn et Abel met à découvert les pensées
profondes du coeur de Caïn : je ne veille pas sur mon frère, je n’accepte
pas mon frère, je ne tolère pas que mon frère fasse mieux que moi, je
supprime mon frère,...
Mon frère, ma soeur, mon ami(e), mon camarade, mon conjoint ou ma
conjointe subit quel sort quand je ne suis plus d’accord avec lui ? En
approfondissant l’histoire de Caïn et Abel, le chrétien peut très bien se
découvrir dans l’un l’autre des deux rôles.
Caïn se jeta sur son frère et le tua parce que celui-ci avait fait une
meilleure offrande agrée par Dieu ! Combien de fois ai-je tué mon frère
par ma médisance, par ma négligence, par mon mensonge, par mon
exploitation, par mon refus de pardonner, par mon impatience...?