Rester éveillés et prier

6 décembre 2018

Chers frères et soeurs, bonjour !
L’Avent commence, ce temps liturgique qui nous prépare à Noël en nous invitant à lever les yeux et à ouvrir notre coeur pour accueillir Jésus. Pendant l’Avent, nous ne vivons pas seulement l’attente de Noël ; nous sommes également invités à réveiller l’attente du retour glorieux du Christ – quand il reviendra à la fin des temps -, en nous préparant à la rencontre finale avec lui par des choix cohérents et courageux. Nous faisons mémoire de Noël, nous attendons le retour glorieux du Christ et aussi notre rencontre personnelle : le jour où le Seigneur appellera. Pendant ces quatre semaines, nous sommes appelés à sortir d’un mode de vie résigné et routinier, et à sortir, en nourrissant des espérances, en nourrissant des rêves pour un avenir nouveau. L’évangile de ce dimanche (cf. Lc 21, 25-28, 34-36) va précisément dans cette direction et nous avertit de ne pas nous laisser oppresser par un mode de vie égocentrique
et par des rythmes convulsifs des journées
. Les paroles de Jésus résonnent de façon particulièrement incisive : « Soyez attentifs à vous-mêmes, afin que votre coeur ne soit pas alourdi par des dissipations, les ivresses et des soucis de la vie, et que ce jour-là, ne tombe pas
sur vous à l’improviste. […] Veillez et priez en tout temps » (vv 34.36).
Rester éveillés et prier : voilà comment vivre ce temps à partir d’aujourd’hui jusqu’à Noël. Etre éveillés et prier. Le sommeil intérieur vient du fait de toujours tourner autour de nous-mêmes et de rester bloqués, enfermés dans sa propre vie avec ses problèmes, ses joies et ses douleurs, mais toujours tourner autour de nous-mêmes. Et cela fatigue, cela ennuie, cela ferme à l’espérance. Voilà la racine de la torpeur et de la paresse dont parle l’Evangile. L’Avent nous invite à un engagement de vigilance, à regarder en dehors de nous-mêmes, à élargir notre esprit et notre coeur pour nous ouvrir aux besoins des gens, de nos frères et au désir d’un monde nouveau. C’est le désir de tant de peuples martyrisés par la faim, l’injustice et la guerre ; c’est le désir des pauvres, des faibles, des abandonnés. C’est un temps opportun pour ouvrir notre
coeur, pour nous poser des questions concrètes sur comment et pour qui nous dépensons notre vie.