Notre départ

30 novembre 2018

Le tweet est inspiré de son homélie pour sa messe matinale en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe du Vatican, indique Vatican News en italien.
En commentant « l’image de la moisson » du livre de l’Apocalypse de saint Jean – la première lecture -, le pape invite à s’examiner : « quelles sont les choses à corriger, pourquoi ne vont-elles pas bien ? Quelles choses devrais-je fortifier et continuer parce qu’elles sont bonnes ?  ». « La pensée de la fin nous aide à avancer, affirme le pape, ce n’est pas une pensée statique : c’est une pensée qui continue parce qu’elle progresse par la vertu, par l’espérance ».
Le pape propose – « en cette dernière semaine de l’année liturgique » – à demander « au Saint-Esprit la sagesse du temps, la sagesse de la fin, la sagesse de la résurrection, la sagesse de la rencontre éternelle avec Jésus ». « La rencontre avec Jésus, dit-il, sera un jour de joie : prions pour que le Seigneur nous prépare. Et que chacun de nous, cette semaine, termine la semaine en pensant à la fin : ‘Je vais finir. Je ne resterai pas éternellement. Comment finirai-je ‘ ? ».
Dans le livre de l’Apocalypse, explique le pape, saint Jean parle de la fin du monde à travers « la figure de la moisson ». Quand ce sera notre heure, dit le pape, nous devrons « montrer la qualité de notre blé, la qualité de notre vie ». « C’est la moisson, où chacun de nous rencontrera le Seigneur, dit le pape François. Ce sera une rencontre et chacun de nous dira au Seigneur : voilà ma vie. Voilà mon blé. Voilà ma qualité de vie ».
« Nous ne connaissons ni le jour ni l’heure de notre départ », explique le pape, même si on est jeune : « ‘Mais père, ne parle pas comme ça, je suis jeune’ – ‘Mais regarde combien de jeunes gens partent, combien de jeunes sont appelés …’. Personne n’a sa propre vie assurée ».
« Penser à la fin, à la fin de la création, à la fin de la vie, c’est de la sagesse ; les sages le font », affirme le pape : « Oui, il y aura une fin, mais cette fin sera une rencontre : une rencontre avec le Seigneur. C’est vrai, ce sera le récit de ce que j’aurai fait, mais ce sera aussi une rencontre de miséricorde, de joie, de bonheur ».