Notre joie au baptême

30 juin 2017

Bienheureux Marie-Eugène de l’enfant Jésus, Pensées, p. 78 :

Le jour de notre baptême nous avons été dans la joie de naitre au sein de l’Eglise et de nous reconnaitre enfants de Dieu. C’était notre joie, c’était celle des amis et proches qui nous entouraient ; c’était celle de nos parents quand ils nous présentaient au fons baptismal. 

La joie du baptisé, c’est aussi celle d’un serviteur fidèle. Celui à qui le Maitre donne la récompense d’entrer dans la joie de son Seigneur pour avoir tenu à ses engagements (Mt 25, 23). En réalité, par le baptême, nous nous engageons à devenir de bons serviteurs. Un chrétien ne devrait-il pas se réjouir d’accomplir ses engagements et de connaitre le chemin du bonheur ?
Par cette connaissance, le chrétien ne se réjouit pas du baptême comme pour un rite magique mais pour une grâce et un chemin d’initiation à la vie des fils de Dieu. Ainsi, la joie de baptisé, est celle d’être semblable au Fils unique de Dieu, Jésus Christ.
Le baptême nous donne ainsi une identité. Le baptisé est un homme ressuscité, c’est-à-dire un homme mort au péché et renait à la vie des enfants de Dieu (Rm 6, 3-5). La joie du baptême consiste dans ce renouvellement de vie.

Cette vie passe par la grâce de Dieu, l’homme ne se la donne pas. Elle est gratuite. L’homme la reçoit pour la tourner vers Dieu… Notre joie, n’est-elle pas aussi d’être digne de Dieu ?
Prenons chaque jour, simplement, le travail qui nous est demandé, humblement et paisiblement. L’amour dont nous aurons besoin demain, même s’il doit fournir un effort violent, un effort héroïque, nous sera donné sur l’heure, il nous viendra de Dieu.
Nous comprenons qu’il faut vingt ans à un petit enfant pour devenir un homme, et sur le plan spirituel nous voudrions que tout soit fait tout de suite ! …. C’est une chose douloureuse de se mettre au pas de la croissance divine de la grâce. Sachons attendre Dieu…
Ferons-nous quelque chose pour que cela aille plus vite ? Non. Allons au pas du bon Dieu.