La messe

20 avril 2017

 

Eucharistie : « un coin du ciel qui s’ouvre sur la Terre » (St Jean-Paul II)

Le signe de croix

Bonjour Jésus mon semblable. Bonjour mon Dieu. Je viens te voir d’un peu plus près aujourd’hui. Me permets-tu d’entrer ? Je voudrais que tu m’inondes encore une fois de ton amour. Est-ce possible ?

« Reconnaissons que nous sommes pêcheurs. »
L’acte de contrition ; une prière que nous pouvons dire en toutes circonstances, comme les autres prières d’ailleurs. C’est une demande mais aussi une « mini-confession » à Dieu dans le sens où nous lui disons notre petitesse et nous le « reconnaissons devant nos frères » car nous sommes tout égaux devant le péché. Nous trébuchons mais Dieu est toujours là avec son immense miséricorde.

Les lectures : les prophètes nous disent les messages que Dieu leur a envoyé afin d’annoncer la venue de Jésus ; ils nous enseignent aussi la sagesse, la patience, l’humilité, les déportations, les famines dont ont été victimes les premiers « croyants » ; la vie humaine et celle de Dieu

L’évangile : quatre des douze apôtres nous disent ce qu’ils ont vu et entendu de Dieu venu sur le Terre (Jésus). Incroyable ce qu’ils ont vécu. Incroyable la simplicité des gestes et des paroles du Christ mais aussi leurs profondeurs. J’aurais aimé être à leur place ; quelle chance ! Ils nous disent l’enseignement du Christ et aussi leurs difficultés à le comprendre ; les divisions (déjà !) des chrétiens concernant leur foi.

Le Notre Père : c’est la prière que Dieu par Jésus a donné aux apôtres. Nous la récitons en y découvrant à chaque fois de nouvelles richesses. A déguster en entier, par morceaux ; quand on est en train ou en voiture ; quand on est heureux ou en détresse ; quand on sait qu’on va pécher ou que l’autre va nous faire du mal. Sans mauvais jeu de mot commercial : « prière à saisir »

« Je crois en Dieu » : cette prière est tellement concentrée…Elle donne le vertige. Elle ressemble à une immense montagne : si on est en bas, on pense que jamais on ne la gravira, on ne la comprendra. Si on est en haut, on a peur d’attérire car elle ressemble à la Cordillère des Andes (souvenez-vous l’aviateur Guillaumet en 1930 qui se crashe et lutte pendant 7 jours). On pourrait croire que c’est une clé d’immobilisation en judo, un accident de voiture qui nous aurait coupé la moelle épinière et nous immobiliserait. Voilà ce que pensent ceux qui n’ont pas lu ce condensé de notre Foi. En effet, en le lisant souvent, c’est plus un joli portail qui ouvre sur un magnifique jardin de printemps rempli de fleurs, de fruits, de légumes. A chaque pas, à chaque lecture, nous dégustons ces saveurs, ces odeurs, cette chaleur. Cette source à laquelle je bois alors ne se tarit pas. Comme le Notre Père, je peux la boire à petite gorgée quand ma vie humaine trépidante m’accapare (si inutilement d’ailleurs parfois).

L’Eucharistie : le moment où Dieu vient parmi nous non plus simplement dans notre esprit et notre cœur mais en réalité : le Corps et le Sang du Christ par l’Ostie et le vin. A la fois un mystère et un sacrement. Nous reproduisons ce qu’il a fait il y a 2000 ans. Ce don de Dieu nous rappelle qu’il se donne à nous comme un père, qu’Il nous pardonne nos péchés. Nous sommes alors en communion avec lui du mieux que nous pouvons. Nous lui disons merci pour son immense amour. Ce signe de sa présence, cette nourriture nous apporte 3 « aliments » indispensables : la Foi, l’espérance et la charité.
Chacun de nous est alors enlacé par le Père. En nous enlaçant chacun, Il nous enlace tous c’est-à-dire toute l’Eglise (la communauté des fidèles). Cette sainte commémoration est aussi un mystère. A ce moment-là, le saint Esprit nous donne sa force pour accueillir ce don et nous aide à imiter l’amour de Dieu dans notre vie quotidienne. Une image représentant cet amour et cette force pourrait être une personne agenouillée qui prie dans un rayon de lumière qui passe à travers un vitrail.
Sous cette chape d’amour, nous demandons la « rémission de nos péchés » : qu’il nous pardonne et nous fortifie à rester dans son chemin.

« La paix soit avec vous »
« Donnez-vous la paix »

Ensemble, nous luttons pour ne pas céder à nos faiblesses de haine, de jalousie de guerre. Dieu nous propose son aide afin de faire la paix avec ceux qui noue entoure (dans l’église ce jour-là mais aussi dans notre vie quotidienne) ; avec nous-même aussi car nos turpitudes, nos contradictions intimes nous écartèlent bien souvent.

Le prêtre
Il est marié…avec le Christ. Il est son serviteur. Il nous accueille dans la maison du Christ tous les dimanches. Il fait beaucoup plus : il administre les sacrements, enseigne la parole dans son homélie, dans son attitude. Quel bonheur d’avoir son éclairage, de voir sa joie d’enseigner le bien. Il nous prend par la main, à l’image du Christ. Ami et frère à la fois pour nous. Pasteur.
Dans le monde économique que nous traversons, on pourrait dire que c’est un bac+6 ! Six ans à étudier la Parole, l’autre partie de sa vie à l’approfondir. Une vie entière en robe de bure et sandales dans les pas de Dieu fait homme. Ecoutez le prêtre et l’Esprit Saint fera le reste…